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Le 9 janvier 2005, nous avons pris le bateau et traversé le Mékong pour poser un pied au Laos. Nous avons fait les visas au petit poste frontière de Huang Xai (31$) et avons pris le bus direction Luang Nam Tha. Le trajet est des plus sportif, 200kms et 8h de piste, décollage de siège garanti! Les paysages et villages sont vierges, nous traversons le milieu de nulle part gorgé d'eau et de verdures. Un pied hors du bus et les petites femmes laotiennes des montagnes nous proposent déjà le relaxant interdit 'l'opium'.
Après une bonne et longue nuit à Luang Nam Tha (longue nuit car avec très peu d'électricité les soirées sont courtes!), nous sommes parties à pied à travers les chemins et les rizières à la rencontre des populations locales. Ce sont les paysages typiques de l'Asie: les rizières à perte de vue. Dans cette partie du Laos, la vie est simple et les villages sont isolés du reste du pays et du reste du monde, nous avons pu voir les femmes au travail dans les rizières, à la cuiellette du bois, au tissage ... et les hommes à la fabrication des maisons. Les Laotiens sont très gentils, très doux et souriants. Nous nous sentons reposées, calmes, zen. 
Après deux jours passés à Luang Nam Tha, nous avons repris la route pour plus de 8h de trajet (le nord est vraiment une partie très isolée) en direction de Nong Khiaw. Arrivées de nuit, nous sommes impressionnées par le fleuve et les montagnes que nous distinguons à peine. Le lendemain matin nous découvrons un paysage toujours serein et nature. Nous embarquons pour remonter le fleuve et nous rendre à Muang Ngoi. Remontée à contre courant du fleuve où beaucoup de pêcheurs sortent quelques poissons et où les enfants jouent et se lavent. Après une ballade dans ce petit village et dans les alentours, nous avons diné dans une famille laotienne; riz, légumes et algues séchées au menu. Nous avons un peu échangé avec cette famille très gentille et simple.
Après une nuit pluvieuse, nous sommes parties à pied dans la campagne laotienne. A travers les villages, nous pouvons voir la simplicité de vie des laotiens, ils tissent, ils distillent l’alcool de riz et vivent dans des cabanes en bois très sommaires. Cette vie à la campagne sans le confort que nous connaissons est paisible, pas de bruit de voitures, de télévisions, de radio… : une vie simple et agréable.     
Le 14 janvier, nous prenons une embarcation pour descendre le Mékong et nous rendre à Luang Prabang. Pas de soleil, temps frais, la descente de 6h est des plus fraîche et nous gâche un peu celle-ci. De ce fait nous n’apprécions pas autant qu’il n’aurait fallu, les paysages et la vie des gens autour du fleuve. Par contre, les sensations sont garanties dans les petits rapides du Mékong ; de temps en temps nous devons d’ailleurs alléger le bateau et descendre à pied pendant que le bateau traverse ces rapides.
C’est à Luang Prabang que nous sentons pour la première fois, la présence coloniale française. Poste, banque… quelques mot sont écrits en français et nous rencontrons quelques personnes parlant français ! La ville est très sympa et très touristique aussi. Quelques étrangers se sont installés ici. Nous visitons la ville et ses wats que nous apprécions beaucoup.   
Le 16 janvier nos prenons le bus à 18h pour descendre sur Vientiane, capitale du Laos. Nous empruntons la fameuse route n°13 qui est lieu de guet-apens et de meurtres de la part de certains laotiens qui montrent leur opposition au pouvoir en place. Au départ du bus, un homme armé monte à l’arrière du bus. Au cours du trajet, nous sentons l’angoisse des laotiens dans le bus et alors qu’un camion est arrêté en bord de route, les gens du bus crient au chauffeur de continuer sa route sans s’arrêter. La peur est contagieuse et nous gagne aussi. Nous arrivons heureusement saines et sauves à Vientiane !
C’est à Vientiane que nous retrouvons notre bonne baguette française ainsi que pas mal de choses auxquelles nous n’avons pas goûtées et auxquelles nous ne goûterons pas (les œufs contenant le poussin mort, le rat, les verts….). Le marché est très sympa et c’est là que l’on découvre que les Laotiens mangent la baguette avec du lait concentrée sucré. Nous visitons la ville et ses wats, les moines tapent le gros tambour qui produit un gong très long qui donne une ambiance zen. Nous profitons d’être à Vientiane pour nous rendre à l’ambassade du Vietnam et faire nos visas. 
Nous décidons de passer la frontière par Lak sao. Nous nous arrêtons à Paksan, grande ville mais pas un touriste en vu. Nous avons décidé de couper le Laos pour aller au Vietnam et ce n’est pas un trajet habituel pour les touristes. A Paksan, nous avons joué avec les enfants au bord du Mékong, c’était une super journée où nous avons essayé d’expliquer avec des dessins d’où nous venions, nous avons pris des photos des enfants ainsi que des petits films. Ceux-ci étaient très contents de se coir en photo et en films ! Ce sont les premiers à demander qu’on leur tire le portrait pour se regarder ensuite.  
4h30 de bus et nous arrivons à Lak Sao, tous les gens nous disent bonjour et dans cette campagne, nous rencontrons même des laotiens parlant français ! Incroyable !   
Nous : « do you speak english ? »
Réponse d’une Laotienne : « no, french ! »
Pas de problème ! ça nous arrange encore mieux ;-) 
C’est de Lak Sao que nous prenons un bus pour nous rendre directement au Vietnam. Passage de frontière le 23 janvier 2005.
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