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Le 23 décembre 2004 est la date de notre arrivée à Bangkok. Nous avons décollé de Yangoon avec 5h de retard ; au lieu d’arriver vers 19h, nous avons posé pied en Thaïlande à 23h. L’appréhension d’arriver de nuit dans un pays inconnu a vite disparu dès l’aéroport. Nous nous serions cru à Roissy Charles de Gaulle, l’aéroport est immense et les avions ne cessent d’atterrir et de décoller. Nous avons donc facilement trouver le bus en sortie d’aéroport pour gagner le centre ville et nous amener à Khao San Road, une rue aussi animée à 2h du matin. Nous qui sortons du Myanmar où il faut dîner tôt car à 21h tout est clos, nous avons été agréablement surprises. Après un largage de nos sacs à dos à l’hôtel, nous avons profité de la vie nocturne pour manger notre premier plat de Pad Thai, nouilles fries dans de grands woks avec légumes et œufs, nous en sommes accros, c’est un vrai régal ! A 3h du matin, nous réfléchissons au fait de partir au lit mais l’excitation du nouveau pays, liée à l’animation et à la chaleur (short et tee shirt de rigueur), nous décalent complètement.
La nuit fût courte, à 8h30 nous étions déjà prêtes à découvrir la Thaïlande. Nous avons passé la journée autour de Khao San Road où nous avons rencontré au hasard des rues Gaëlle, cette globe trotteuse avec qui nous avions bu un verre à Paris avant le départ. Le rendez vous est pris pour boire un verre ensemble et fêter Noël. D'ailleurs, du fait de la chaleur, nous n’avons vraiment pas l’impression d’être à Noël. Les gens de l’office du tourisme ont tous mis des bonnets rouges et chantent des chants de Noël pour donner un air de fête à Khao San Road dont la population est pour les trois quart des touristes occidentaux.
Le lendemain, c’est en tuk tuk que nous nous sommes baladées à travers la ville immense et polluée, rien d’extraordinaire en somme. Nous avons plus apprécié la ballade en bateau bus qui nous a déposé non loin de Chinatown. Dans ce quartier, c’est bien l’Asie qui nous apparaît. Il y a une multitude de tout et de n’importe quoi à vendre, les locaux adorent toutes ces babioles.
Aux abords d’un temple, nous nous sommes faites abordées par un français qui nous explique se faire des vacances gratuites tous les ans en achetant des bijoux dans une certaine bijouterie et en les revendant le double en France. Curieuses, nous nous rendons dans la dite bijouterie, tout est somptueux et aussi très cher. Nous ressortons comme nous sommes entrées, sans n’avoir rien acheter. Nous apprendrons plus tard qu’il s’agit d’une arnaque aux touristes. Nous sommes stupéfaites de voir qu’en Terre étrangère, des français arnaquent d’autres français.
En soirée, nous nous sommes arrêtées chez un tailleur où tout est magnifique et de bonne qualité pour des prix très intéressants. Il est même possible de commander via le net depuis la France, ce qui peut être super pour avoir des fringues sur mesure pour des prix infimes.
Le 26 décembre au matin, nous partons en bus vers Kanchanaburi. En arrivant à la guest house, notre hôte est absorbé par la télévision, attirant ainsi notre curiosité. La télévision retransmettait les images du raz de marée qui avait eu lieu la veille, ce Tsunami a ravagé la côte thaïlandaise mais aussi les côtes Indonésiennes, Indiennes et du Myanmar. Nous étions impressionnées par les images mais pas assez de recul pour penser que ces images pourraient faire le tour de la Terre et inquiéter nos proches. Nous apprendrons plus tard que la médiatisation autour de cette catastrophe naturelle fût énorme et nous regrettons bien plus de ne pas nous être connectées sur le net avant le 2 janvier.
Nous quittons donc la guest house pour une ballade en ville et admirer le fameux pont de la rivière Kwai, pont construit par les Japonais pendant la deuxième guerre mondiale et appelé pont de la mort car beaucoup de prisonniers de guerre sont morts en le construisant. 
Nous profitons d’être près de la jungle pour partir deux jours avec un guide. Celui-ci nous montre tous les trucs pour se fabriquer des pièges à animaux grâce à de l’écorce de bananier et se faire des verres pour boire grâce à du bambou. Il réussit aussi à attraper une mygale, cette grosse araignée mortelle dont la poche de venin est très douce au toucher. Notre guide nous dégage le chemin et lorsque cela devient trop touffu, nous marchons à même le cours d’eau, nous n’avons malheureusement pas amené nos claquettes et ce sont nos chaussures de rando qui sortent trempées de cette balade. Etant donné la fraîcheur de la nuit, pas question de compter sur le fait de les retrouver sèches le lendemain. Ce sont les quelques gouttes d’alcool local bu dans les verres de bambous et un peu de musique qui réchauffent notre soirée. Nous dormons dans des cabanes surélevées équipées de moustiquaires. Lors du chemin retour, nous observons les empruntes de tigre sans le voir, dommage... Nos deux jours se finissent par un petit tour à dos d’éléphant et une descente de rivière sur un radeau de bambous, tout ça plutôt amusant.
Pour le réveillon du nouvel an, nous nous rendons à Kamphaeng Phet, grande ville selon le guide du routard. Quelle erreur, quelle farce ce guide du routard, nous nous retrouvons sans hôtel dans une ville paumée. Heureusement deux thaïlandais en scooter s’arrêtent et nous demandent ce que nous cherchons. Comme beaucoup de thaïlandais, ces deux jeunes font très efféminées mais ils sont très gentils. L’un des deux se propose d’aller voir dans un hôtel s’il y reste de la place. Il revient et emmène d’abord Myriam sur son scooter puis c’est mon tour. Nous avons un lit pour dormir mais nous sommes déçues car pas de grosse fête pour le réveillon ! Nous sortons et allons boire une bière pour fêter le nouvel an. Retour à l’hôtel pour une nuit trop calme à notre goût.
La ville est pleine de ruine du siècle de Sukhotaï et pourtant pas un touriste, étonnant. Nous nous sommes baladées et nous avons déjeuné sur le marché. Les habitants étaient très curieux de voir deux étrangères ici ; le fait d’être les seules touristes facilite les échanges avec les locaux même s’ils ne parlent pas l’anglais. Le soir nous prenons le bus de nuit pour Chiang Mai.
Quel luxe le bus VIP, les sièges sont totalement inclinables, c’est top pour une bonne nuit, le petit hic, c’est la climatisation un peu trop fraîche, il ne faut donc pas oublier son duvet en soute ! Arrivées à 4h du matin, nous avons attendu 5h30 pour quitter la gare à pied et rejoindre le centre ville. Nous tournons pour trouver une guest car Chiang Mai est très touristique. Nous déposons enfin nos bagages et filons directement sur le marché pour trouver un petit déjeuner. Une fois l’estomac remplit, c’est le cyber café qui nous attend, première connexion à Internet depuis le 26 décembre, et …. quelle cata, que des messages de nos proches qui nous demandes où nous sommes et de les appeler. Nous étions loin de penser que le Tsunami avait pu inquiéter nos proches puisque nous avions précisé que nous nous rendions à Kanchanaburi lors de notre dernière connexion. Nous écrivons donc que tout est ok et Myriam en profite pour se faire appeler à la guest house. Tout le monde est rassuré, même si l'ambassade et autres avaient été prévenu.
Nous passons notre journée à sillonner la ville et finissons la soirée attablées à la guest house avec d’autres français. Notre hôte nous a offert à boire et à manger tout au long de la soirée, sa seule demande était qu’on lui chante les Beatles.
Le 3 janvier nous sommes toujours à Chiang Mai, et oui ! Nous avions prévu de partir pour Chiang Rai le matin même mais les réveils ont eu beau sonner, nous avons dormi comme deux loirs ! Nous passons donc tranquillement notre journée à travers la ville.
Nous passons les trois jours suivant à Mae Sai et ses environs. Mae S ai est la ville frontière entre la Thaïlande et le Myanmar et donc beaucoup d’activité toute la journée. Nous louons un petit bungalow en bord de rivière, très agréable. Nous passons donc deux jours tranquilles et le troisième jour, nous avons loué un scooter pour sillonner les environs. Nous partons vers la zone montagneuse, et la première pente a été fatale, nous nous sommes étalées avec le scooter. Plus de peur que de mal, Myriam a eu quelques belles brûlures alors que pour Patricia, seul le pantalon a été un peu déchiré. Le problème est que le scooter est abîmé et que nous ne pouvons plus passer les vitesses. Heureusement, des ouvriers travaillent sur un chantier, nous leur demandons un coup de main et ils se mettent à plusieurs pour remettre notre scooter en état de marche. Soulagées car nous n’allons pas avoir de pénalités au moment de rendre le scooter, nous appréhendons quand même de remonter dessus. Petit tour en ville pour commencer tranquille et nous repartons, Myriam me fait descendre au moment des cotes car je suis un peu trop lourde pour que le scoot puisse nous monter toutes les deux. Pendant toute la journée, Patricia à eu l’honneur, le plaisir et l’avantage de monter toutes les cotes à pied. La route était superbe et tranquille. Une portion de la route est gardée par les militaires, c’est une zone de conflit avec le Myanmar quand conflit il y a. Nous avons donc du présenter nos papiers avant de s’y engager.
Nous profitons du scooter pour pousser jusqu’au Triangle d’Or , c'est-à-dire là où le Mékong sépare le Laos, la Thaïlande et le Myanmar. Cà n’a rien d’exceptionnel mais le fait de se poser le long du Mékong est très reposant, nous apprécions donc ce petit détour. La journée se finit par une séance photo, et oui, il faut immortaliser les blessures de Myriam, elle est en effet bien brûlée au niveau des jambes et des bras et elle a même réussi à s’abîmer le ventre.
Pour nous rendre à Chiang Saen, nous avons pris le pick up, la route fût superbe et le fait de ne pas être enfermées lors de long trajet, on a une sensation de liberté énorme. Myriam a de grosses douleurs et beaucoup de courbatures après la chute d’hier, nous passons donc une journée tranquille au bord du Mékong à voir les bateaux chinois charger et décharger.
Le lendemain, nous partons pour Chiang Khong, nous passons notre journée dans les hamacs au bord du Mékong à lire le guide du Laos et à savoir vers où nous irons une fois la frontière passée.
Le 25 février, nous sommes de retour en Thaïlande après avoir traversé le Laos, le Vietnam et le Cambodge. Le passage de frontière entre le Cambodge et la Thaïlande a duré deux heures, plutôt long ses formalités. Et comme la première fois, le fait d’être à Bangkok nous a bien décalé. Le lendemain, nous avons fait des achats et nous sommes parties au week end market avec JC que nous avions rencontré au Vietnam, c’est un marché énorme qui ressemble un peu aux puces de Clignancourt.
Nous prenons le bus pour gagner Prachuap Khiri Khan, ville en bord de mer assez agréable car pas touristique dommage cependant qu’il ne soit pas très possible de se baigner, il n’y a pas de fond et l’eau étant très chaude, il y a quelques méduses. Par contre ce qui n’est pas commun c’est que pour se rendre à la plage, nous devons traverser la base militaire, nous déclinons donc notre identité et traversons à pied la piste de décollage et d’atterrissage, très fun.
Toujours le bus, encore le bus qui nous emmène cette fois ci à Krabi. Nous n’avons pas voulu prendre un bus direct de Bangkok vers les îles car nous pensions qu’il y avait des choses à voir entre mais pas vraiment et de surcroît, il s’avère que de passer par des tours opérateurs de Bangkok coûte moins cher que de voyager par bus locaux car les bus touristiques ne sont pas taxés ! Mais attention car dans les bus touristiques de nuit, les thaïs restent dans les soutes pendant la nuit et fouillent tous les bagages donc ne pas laisser de choses précieuses en soute. Nous avons eu très chaud à Krabi et avons surtout traîné dans les boutiques climatisées. Nous avons réservé le bus pour nous rendre à Koh Lanta et pas Koh Phi Phi comme nous le souhaitions au départ. L’île était toujours dévastée après le Tsunami.
Koh Lanta, nous l’avons fait ! Et que c’était agréable, la mer est superbe et chaude, le sable est blanc… que du bonheur. Nous nous sommes même baignées à la nuit tombée sous les étoiles dans une mer toujours chaude. Nous avons visité l’île de long en large, en scooter, à pied sur la plage, sur les chemins, dans l’eau en nageant et en plongeant. Les fonds sont superbes, Myriam a fait du masque et tuba pendant que Patricia plongeait, sans avoir eu la chance de voir de raie Mantha, dommage ce sera pour le prochain passage en Thaïlande. L’île est musulmane comme la grande partie du sud de la Thaïlande, il y a donc beaucoup de mosquée. Bref, nous avons adoré Koh Lanta, il faut dire que nous étions dans un super bungalow, bien placé puisque les plages ne sont pas toutes aussi agréables que celle où nous étions (Sayang Beach Resort).
Après le rêve Koh Lanta, il faut partir, nous nous rendons à la ville frontière Hat Yai. Comme la majorité des villes frontières, c’est une ville très commerçante. Nous en profitons pour faire nos dernières emplettes en Thaïlande, nous sommes un peu lasse, sûrement du à la chaleur.
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