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Après de bons vols (Paris-Londres puis Londres-Delhi), nous avons posé notre pied en Inde à 2h du matin le 11 novembre 2004, heure locale. Ou ah, le choc ! Chaleur, odeur et poussière pour nous accueillir !
A la sortie de l’aéroport, nous nous sommes dirigées vers l’office des taxis prépayés, plus surs à notre goût pour l’heure tardive. Nous sommes donc monté dans le taxi avec nous. A notre surprise, un autre homme est monté avec le chauffeur. Nous ne nous sommes pas posé de question, pensant que c’était tout à fait normal. Le taxi se met donc en route, beaucoup de monde sur le grand axe pour rejoindre Delhi, nous circulons entre deux camions à toute vitesse pensant nous être fait prendre en sandwich, mais non, loin de là, le klaxon est sur puissant et fonctionne à plein pot, meilleur qualité que ceux que l’on peut avoir en France !
Le chauffeur nous fait repréciser l’adresse où nous voulons nous rendre, ce que nous faisons. A cet instant, l’homme assis à coté du chauffeur nous affirme que l’hotel n’existe pas ou plus. Nous lui répondons que peut importe, nous souhaitons aller à l’adresse indiquée (Christelle nous avait expliqué ce genre de "magouille"). Lui ne veut pas nous emmener là bas ! Malgré nos affirmations très fermes, il nous propose d’aller voir dans un soit disant office du tourisme ; qui a déjà vu un office du tourisme ouvert à 3h du mat ??? Le quartier ou le chauffeur nous avait emmené est complètement désert ce qui n’est pas pour nous rassurer. Devant ce soit disant office du tourisme, Myriam descend et accompagne l’homme pendant que Patricia reste dans le taxi avec le chauffeur. Une minute à peine de passée et Pat se demande déjà pourquoi avoir laissé Myriam seule avec ce mec. Après 15min, elle revient toujours accompagnée de l’homme ! Ouf, quel soulagement. Elle me raconte donc qu’elle est rentré dans une pièce et que l’homme l’a conduit à travers un couloir dans une autre pièce où elle n’a vu que des hommes. Et là, rebelote, on lui a redit que plus d’hôtel et qu’il nous proposait d’aller dans tel ou tel hôtel. Elle a refusé, plusieurs fois et ils ont tous finit par comprendre que ça ne servait à rien d’insister. Voilà donc notre taxi qui se dirige vers Main Bazar et trouve sans souci notre hôtel ! Quels blagueurs ses Indiens ! Ca à pour avantage de nous mettre de suite dans le bain. L’hôtel est fermé à clef, nous sonnons et un homme dormant dans l’entrée tout habillé sur une paillasse vient nous ouvrir. Nous rentrons en lui disant que l’on a réservé (Encore merci Christelle). L’homme à moitié endormi nous donne une clef et nous conduit. Dans l’escalier, un autre homme est en train de dormir. Notre chambre, si on peut dire cela, un lit avec une fenêtre sans vitre mais avec barreaux, un lavobo. Nous avons réservé un hôtel premier prix, nous sommes donc à des lieux du grand luxe ! Nous nous couchons en espérant passer une bonne nuit malgré l’heure tardive, 4h30.
Pas de grasse matinée ! C’est Di wali, l’équivalent de Noël chez nous et les pétards éclatent dès le lever du jour et vu l’isolation phonique de notre chambre, nous sommes de suite réveillées. Debout, nous partons en vadrouille. L’hôtel NAMASKAR est dans une ruelle au cœur de Main Bazar , pour rejoindre la rue principale, il faut d’abord passer devant les pissotières, quelle odeur sympathique au réveil ! Nous arrivons directement au cœur de la foule. Ou ah , le choc, ce monde, cette foule, ces tuk tuks, animaux, vélos, voitures et tous ces klaxons, en plus des odeurs et de la poussière, on se sent oppressées. Nous faisons un passage rapide à la gare ferroviaire, rapide car à peine le pied dans la gare, nous sommes entourées par une foule d’Indien qui veut nous vendre des billets de train, nous emmener…. Notre tentative de prise d’info à la gare est un échec et vu notre état de forme, nous n’avons pas l’envie de nous attarder plus longtemps. Nous décidons de nous balader à pied et de chercher l’office de tourisme officiel ! Autre partie de plaisir ! Les offices de tourisme pullulent mais où trouver le vrai ? Les Indiens sont tellement avides d’avoir des occidentaux comme clients, puisque nous leur apportons beaucoup d’argent (1 euro = 60 roupies : une chambre bas de gamme est à 120 roupies pour deux), qu’ils font tout pour faire du commerce avec nous. Nous finissons quand même par trouver l’officiel, où nous prenons des renseignements. Nous rentrons à l’hôtel vers 16h, nous sommes épuisées et en profitons pour faire une petite sieste. Il est 18h quand nous décidons d’aller manger un morceau. Nous n’avons rien ingurgité depuis notre arrivée et nous ne nous sentons pas en super forme. Il faut dire que nous n’avons pas spécialement très faim, la poussière, le bruit, la pollution nous donnent des maux de têtes et plus l’envie de vomir que de manger. Nous consultons les adresses du guide du routard pour le resto et éviter les mauvaises surprises. Après une légère collation car la faim n’est toujours pas présente, nous rentrons à l’hôtel où nous choisissons de partir 15 jours avec le chauffeur de l’hôtel pour découvrir le Rajasthan, c’est l’option qui nous parait la plus intéressante pour visiter au maximum cette partie de l’Inde, c’est aussi la solution de la facilité pour quitter Delhi.
La deuxième nuit nous remet un peu sur pied. Nous partons visiter Delhi dans sa totalité avec Anil notre chauffeur pour les 15 jours à venir. Visite extérieure du Fort rouge, de Jama Masjid (plus grande mosquée de l’Inde), de Raj Ghat (monument où est incinéré Gandhi), du Baha’i House (temple du Lotus), du Gate of India (équivalent de l’Arc de triomphe), du Parlement et du Palais du président. Vu notre état toujours un peu comatique, nous n’avons pas apprécié toute cette journée mais nous commençons à récupérer un rythme correct. Nous finissons notre journée par quelques achats dans Main Bazar, notamment des sandales pour être plus à l’aise sous cette chaleur et nous nous dirigeons vers l’ANOOP hôtel pour profiter de la terrasse et admirer les feux d’artifice à l’occasion de DI wali.
Le 14 novembre au matin, nous avons donc quitté Delhi avec notre chauffeur. Le long du trajet, nous visitons différents temples hindouistes, tous érigés pour des dieux différents. Nous arrivons à Jhunjhunu où Anil nous dépose dans un hôtel de son choix. Nous posons nos bagages tout en précisant à Anil que nous choisirons dorénavant nos hôtels car celui-ci est à 8 euro la nuit ce qui est très supérieur à ce que nous voulons. Après une petite pause de deux heures près de la piscine (hôtel de luxe oblige), nous partons en vadrouille dans Jhunjhunu, ville pleine de havelis, ce sont de très grandes maisons coloniales avec de grandes peintures murales. C’est vraiment magnifique et vraiment très dommage que ces maisons soient laissées à l’abandon pour la plupart ou squattées pour d'autres. Le temple de la ville est un contraste énorme avec la ville, celui-ci est rempli de richesse, tout en marbre et en argent alors que la ville et ses habitants sont pauvres.
Le lendemain matin, nous partons pour Mandawa où nous avons pris un guide enfant pour nous faire visiter les différentes havelis. Nous traversons en voiture Fathepur où les havelis sont beaucoup moins belles qu’à Mandawa et où le trafic est intense.
Nous arrivons à Bikaner en fin de journée. Nous sommes logées chez l’habitant (Green Villa, 30 Rajvilas Colony : 2euro la nuit), c’est très propre et très agréable. Nous avons fait le tour du fort de Bikaner et une ballade en ville. Nous avons encore acheté ces petites bananes que nous aimons particulièrement. A la guest house, la deuxième chambre est occupée par deux belges, Françoise et Dominique avec qui nous partageons notre repas et qui nous donnent quelques infos sur l’Inde et ses mœurs puisque Dominique y a vécu deux ans. Nous passons une très bonne soirée et prévoyons de nous revoir à Jasailmer, rendez vous est pris à l’hotel.
Jaisalmer, superbe ville fortifiée , nous y sommes arrivées en début d’après midi. Nous logeons à l’hotel Renuka. Nous profitons de la fin du jour pour faire un tour à l’intérieur de la forteresse, les rues sont agréables et la vue se prolonge à perte de vue sur le désert. Nous dînons d’un thalie et finissons par un lassis en dessert, nous sommes fan de ce laitage aromatisé avec de vrai fruits. Nous finissons la soirée sur la terrasse de l’hôtel où nous discutons avec d’autres routards autour d’un thé.
Le lendemain, nous visitons les alentours de Jaisalmer et notamment les temples jains magnifiquement sculptés. C’est la période festive des jains, les temples sont bondés, les jains prient à longueur de journée. Le jainisme est une religion dérivant de l’hindouisme, ce sont des végétariens ce qui explique le voile devant la bouche lors des prières, il ne faut pas avaler les insectes volants ! Les hommes sont vêtus de blanc et d’écru et les femmes portent des saris multicolores, ils sont vraiment très beaux. Nous rentrons vers Jaisalmer où nous continuons notre exploration à travers les ruelles. Nous finissons notre journée en compagnie de Françoise et Dominique puis de leur chauffeur qui nous a rejoint un peu plus tard.
Toujours à Jaisalmer avec Françoise et Dominique, nous nous levons de bonne heure pour admirer le levé du soleil sur le lac avec le petit déjeuner que nous avons pris la précaution d’amener. Nous avons bu le thé dans la rue sans trop regardé la propreté, et pas de maux de ventre ni pour l’une ni pour l’autre , nous ne sommes pas de petites natures . Le reste de la journée a été très cool, installées dans un café sur des coussins avec une vue sur le déserte, nous avons profité !
De Jaisalmer, nous avons filé sur Jodhpur, la ville bleue. Au niveau du Fort, nous avons vérifié le bleu de la ville. La ville est très étouffante car les rickshaws circulent dans les ruelles étroites. Elle se compose surtout de boutiques de tissu et de machines à coudre.
Nous avons ensuite gagné Ranakpur où nous avons visité le temple d’Adinath, superbe temple jain. Puis nous avons repirs la route vers Udaipur, en passant du désert à la jungle.
Udaipur est la ville connue pour être le lieu du tournage d’Octopus (James Bond). De notre chambre d’hôtel, nous admirons la vue du lac, c’est vraiment le seul point positif de cette chambre qui est n’est vraiment pas très propre. La ville est pleine de ruelles encombrées par les vaches et leurs déjections. Le lac donne vraiment une ambiance zen et tranquille à cette ville. Nous avons admiré le coucher du soleil sur les rives du lac et sommes remonté avec un canadien en rickshaw.
Le lendemain, nous avons vadrouillé à travers la ville et sommes allées près de city Palace, cet hotel au milieu du lac où l’on accède en bateau mais vu le niveau du lac, l’accès à pied fût possible à ce moment. Nous avons beaucoup flané dans les ruelles et dans les magasins d’art.
Le 22 novembre, nous fûmes à Puschkar pour la plus grande foire de chameaux de l’Inde. A cette occasion, tous les gens du désert se déplacent et la ville est surpeuplée, bon nombre dorme à même le sol dans les rues. N’ayant rien réservé, c’est la voiture qui nous a servi de lit ! Le matin, le lac est le lieu de prière des hindouistes. Les après midi sont animés par des spectacles musicaux, des matchs, des courses de chameaux. Nous avons même pu observer la vente / achats, en sommes les négociations pour ces derniers (vérification des dents...) L’ambiance de Pushkar au moment de cette foire est super.
Petite anecdote : pour les Indiens, le fait d’être blanc est signe de richesse, les parents aiment que l’on touche leur jeunes enfants, nous sommes de vrais portent bonheur.
Nous continuons notre tour du Rajasthan par Jaipur où nous voulions visiter plusieurs endroits mais pour cause d’élection, tous les lieux touristiques sont clos. Les élections n’ont pas lieu en isoloir, loin de là , les bureaux de vote ainsi que les bulletins de vote se trouvent à même la rue ! Nous nous sommes donc baladées dans la ville, ville de tisserands et donc énormément de magasins de tissus vendant des saris de toutes les couleurs. Les femmes entrent dans les boutiques dans lesquelles les vendeurs les font asseoir et leur font voir et toucher des tissus de toute qualité. La ville en ressort très vive grâce à ses couleurs toutes plus lumineuses les unes que les autres.
C’est le haut lieu de l’Inde qui nous attend le 25 novembre, et comme nous disent les Indiens, nous allons réaliser le rêve de notre vie : voir le Taj Mahal. Après avoir déposé nos bagages dans un hôtel des plus glauques et dit au revoir à Anil, (on se demande d’ailleurs si on peut appeler cela un hôtel : 4 murs blanc devenus gris avec la poussière, un toit en taule, et un lit avec un matelas qui a du voir passer des décennies de personnes vu sa mollesse) nous partons à pied à la recherche de ce fameux palais érigé par un empereur moghol pour son épouse défunte. Nous avons décidé d’aller voir le Taj de derrière pour ainsi éviter les touristes et pouvoir profiter du spectacle tranquillement. Le temps de parcours est long, très long, Agra est une ville très grande, très bruyante et polluée, nous traversons la voie de chemin de fer à pied comme bon nombre d’Indiens qui travaillant en ville rentrent chez eux dans les bidonvilles. De la voie ferrée, nous apercevons au loin le Taj, ou ah, le chemin est encore long pour arriver complètement derrière. Nous continuons donc notre route sur des petits chemins à travers la campagne et en prenant un chemin sur notre droite, nous arrivons sur l’arrière du Taj Mahal, le long de la rivière. Le soleil est sur le point de se coucher, la luminosité posé sur le Taj Mahal fait sortir toute la splendeur de ce palais. Peut être en effet ceci est le rêve de notre vie. Nous sommes très tranquille à admirer le coucher du soleil, hormis un autre occidental et quelques Indiens, pas grande monde sur cette petite plage. Très zen, nous faisons le chemin retour.
Nous ne nous attardons pas à Agra car la ville ne présente pas d’intérêt mis à part le Taj bien sûr ! Nous nous rendons à la gare d’Agra pour faire le voyage en train classe populaire jusqu’à Orchha. L’achat des billets de train est une première péripétie, pas question de laisser le moindre espace avec la personne qui nous précède sinon un Indien réussi à se glisser entre nous. Et la ligne de courtoisie que l’on connaît en France ! En Inde, elle est inexistante, et même au guichet, les Indiens réussissent à nous passer devant, il faut vraiment s’affirmer et ne pas se laisser marcher dessus pour acheter les billets. Après l’achat des billets, la montée dans le train ! Pas question de laisser les personnes descendre, dès que le train arrive, il faut se ruer dedans pour être sur d’être du voyage. Le train quitte le quai et les Indiens y monte encore. Une fois dans le train, il faut ensuite trouver un petit endroit où se glisser. La classe populaire est bondée, nous sommes comme de vraies bêtes entassées et collées les unes aux autres ; et la propreté laisse fortement à désirer, les Indiens ont beau faire un long voyage en train, ils mangent dans le train et jettent tous leur détritus par terre et une grande partie des hommes chique le bétel (couleur rouge) et crache donc à même le sol. Le point positif de cette classe populaire est que nous sommes tellement près des gens que les discussions s’amorcent d’elles mêmes, étant les seules occidentales, on nous pose des tas de questions et nous en profitons aussi pour en savoir un peu plus sur les Indiens et leur culture. Après deux heures de train, nous arrivons à Gwalior où nous avons en vain chercher un hôtel. La ville n’ayant rien d’exceptionnel, nous décidons de filer sur Orchha. Et hop, c’est repartit pour un petit tour en train. Arrivées à Jhansi vers 18h, la nuit tombe, nous prenons un rickshaw pour nous rendre rapidement à la station de départ des camionnettes, minibus ou rickshaws vers Orchha. Nous partons de Jhansi entassé à douze dans un rickshaws, on se dit que le trajet va être rapide puisque le taxi est plein. Que nenni ! Tant qu’il y a du monde le long de la route, il y a de la pace dans le rickshaw, et 1 de plus, 2 de plus, 3 de plus, 4 de plus… on se retrouve à 17 dans cet espace restreint et la nuit tombée, les mains commencent à se balader. Etant dans l’impossibilité de bouger car tellement compresser, Patricia est obligée de demander à Myriam de virer les mains baladeuses qui traînent autour d'elle! A 20h, nous arrivons enfin à Orchha, nous posons nos bagages dans une petite chambre et partons vers la partie animée de cette petite ville, c’est très mignon et très zen comme ville, la petite taille de celle ci permet de sortir des foules des grandes villes. Nous nous posons en terrasse non loin du temple, le resto est tenu par un père et son fils, nous commandons et chose courante ici, nous voyons le fils courir à l’épicerie pour acheter les légumes qu’il faut pour cuisiner, ici on est sur de manger des légumes frais ! Après notre régal, c’est à nous qu’il revient de faire l’addition, nous nous rendons compte en effet qu ni le père ni l’enfant ne savent lire et écrire. Dès que l’on commande, le garçon repère à quel niveau de la carte on pointe le doigt et il en déduit ce que l’on veut. Et pour l’addition, nous avons le papier et le crayon pour calculer.
Le jour suivant est consacré à la visite des différents temples disséminés à l’intérieur et à l’extérieur de la ville. Le fait d’être en campagne et la présence du cours d’eau nous apaisent et nous sortent de la foule rencontrée jusqu’alors.
Après quelques prises d’info à Orchha, nous apprenons que le train pour Varanasi part de Jhansi le matin, le réveil est programmé à 6h. A 6h30, nous sommes dans le rickshaw mais un rickshaw qui attend d’être plein avant de partir, le départ ne se fait que vers 7h15. A la gare de Jhansi, nous nous rendons compte que le train ne part finalement que le soir, et pas de train avant. Nous nous rendons au guichet pour acheter nos billets pour le train de nuit, malheureusement, nous tombons sur un vendeur qui refuse de nous vendre des billets en couchette économique sous prétexte que les occidentaux doivent acheter des couchettes de luxe. Nous refusons et partons, 5min plus tard, nous revenons, et même discours, nous revenons et nous partons puisqu’il n’y a qu’un seul vendeur. Au bout de trois aller retour, celui-ci finit par nous vendre des places couchettes tarif économique. Nous faisons ensuite un tour dans la ville qui n’a rien d’exceptionnel et nous nous posons sur les quais de la gare au soleil. Dès que l’une de nous deux s’éclipse pour aller aux toilettes, ou acheter à boire, une masse d’Indiens s’agglutine autour de l’autre, ils restent debout à nous fixer comme si nous étions des animaux en cage. Nous dînons dans la gare, un thali qui n’a rien d’exceptionnel et nous attendons le train, train qui n’arrive pas, le train de 22h arrive avant le notre, nous sortons les duvets car la nuit est glacial, nous sommes restés sur les quais de la gare car l’intérieure de celle-ci est bondée de gens dormant à même le sol. Le train de 1h du matin arrive mais le notre n’est toujours pas là ! Enfin vers 1h30, notre train arrive, nous sommes frigorifiées et Myriam a du mal à digérer le dîner Nous sommes donc en couchettes qui ne sont que des planches légèrement rembourrées. En face de nous, deux policiers avec de gros fusils qui ne sont pas très rassurants, l’un deux s’endort avec son fusil à portée de tous. La nuit se passe bien, les gens descendent beaucoup, le voyage est long car il n’existe qu’une voie de chemin de fer et le train fait des arrêts pour laisser passer les autres. De jeunes lycéens montent et discutent avec nous, ils pensent que nous sommes très riches et ne comprennent pas qu’un coca cola puisse coûter 1 euro chez nous et 5 cents chez eux. Arrivées à Varanasi, nous trouvons rapidement un hôtel. Petit repos et nous partons sur les bords du Gange, ce fleuve sacré pour les Indiens qu’ils remercient tous les soirs par des prières, des danses : remerciements pour la beauté, pour la nourriture, pour l’eau….
Avant le lever du soleil, nous avons loué une barque pour se balader sur le Gange et faire intrusion dans la vie des Indiens, nous assistons aux ablutions : les Indiens se lavent et prient dans le Gange, ils boivent cette eau sacrée, y font la lessive, jettent les cendres et les ossements de leur morts… mais peut importe elle est sacrée, ils sont persuadés qu’elle leur apporte bienfait alors qu’elle est sûrement la cause de nombreuses maladies. En fin de journée, nous assistons aux crémations sur les ghâts. Les Indiens brûlent leur morts car lors de la combustion, les cinq éléments dont le corps est composé retournent à leur place par le feu. Seuls les hommes sont autorisés à assister aux crémations, le fils aîné met le feu au bûcher en tournant cinq fois autour. La couleur des draps nous indique s’il s’agit d’hommes (blanc), de femmes (rouge) ou d’enfants et de vieillards ( jaune). Les bûchers sont attisés par des cannes de bambous et lors de ces mouvements du bûcher, nous apercevons de ci de là, des jambes, un bras…. Une fois le bois brûlé et que les âmes des morts ont rejoint le ciel, les cendres et les restes osseux sont jetés dans le Gange. L'homme le plus riche de la ville est le vendeur de bois, les plus pauvres ne peuvent bruler qu'une partie des défunts car le bois étant très cher, ils n'en ont pas les moyens. D'où, des corps non consumer dans le Gange. Varanasi, de par sa situation au bord du Gange est une ville imprégnée de la culture hindouiste.
Le 3 décembre au matin, nous arrivons à Gaya en train, de la nous avons pris un tempo (20Rs pour deux ) pour rejoindre Bodhgaya, haut lieu du bouddhisme puisque c’est ici que le lord est devenu Bouddha après 6 ans d’apprentissage et de méditation. Nous nous baladons à travers la ville et ses divers temples bouddhistes tous plus beaux les uns que les autres. Nous apprenons beaucoup sur le bouddhisme qui est un vrai état d’esprit plus qu’une religion. Nous sommes restées quelques jours ici pour nous mettre dans l’ambiance apaisante de la ville.
Notre dernière escale en Inde fût Calcutta. Nous nous attendions à beaucoup de pauvreté et de misère mais finalement rien. Toute la misère a été repoussée à l’extérieur de la ville. Calcutta fait très moderne comparée aux autres villes que nous avons pu visiter. Le marché aux fleurs est superbe, vu du pont, la rue est pleine de fleurs jaune et orange, très lumineux. Nous nous sommes baladées dans la ville, nous sommes notamment passé au dispensaire de mère Thérésa.
Nous avons fait quelques emplettes avant notre départ pour le Myanmar le 9 décembre.
Nous avons adoré l’Inde et nous avons hâte d’y retourner pour pouvoir visiter d’autres régions de ce grand pays.
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